Mouvement d'un corps dans un champ de pesanteur uniforme
A - Situation étudiée:
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On lance avec une vitesse initiale On choisit le point O comme étant le point de départ du mobile M. On choisit un plan xOz contenant L'axe Ox est horizontal, dans le sens du mouvement initial. L'axe Oz est vertical et dirigé vers le haut. On choisit un axe Oy perpendicualire aux 2 précédents, donc horizontal et tel que le trièdre Ox, Oy, Oz soit direct ou encore tel que: On note |
B - Système:
Le projectile de masse m constante, non chargé.
C - Référentiel:
Terrestre supposé galiléen.
D - Bilan des forces:
a- Poids , vertical, dirigé vers le bas, de norme:
b - Résistance de l'air négligée ( c'est notre approximation la moins justifiée ). Elle peut être importante; c'est en partie pour celà que les avions volent à 30 000 pieds environ. Elle dépend de la vitesse: F = - k V ( en régime laminaire ), F = - k V2 ou F = - k V3 ou plus complexe dans les régimes turbulents. Les derniers km / h gagnés par le T.G.V., par exemple, coûtent cher.
Chute libre d'initiation en tamdem.
Début de chute 3 600 m. Fin de chute 1 500 m. Durée 45 s. |
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Compétition entre 2 forces: le poids, constant, et la résistance de l'air qui augmente avec la vitesse et qui s'oppose au poids. On s'attend donc, à plus ou moins longue échéance, à une égalité entre ses 2 forces, à une résultante nulle, à une accélération nulle et donc à une vitesse constante. Au cours de ce saut, nous allions, au bout de 8 secondes environ, à 55 m/s soit 200 km/h. Le photographe, parti en même temps, va à la même vitesse.
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c - Poussée d'Archimède de l'air: |
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négligée car |
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L'air a une masse volumique au sol d'environ 1,3 kg/m3 alors que les corps dont nous étudions le mouvement ont des masses volumiques de l'ordre de 1000 kg/m3 ou plus.
E - Relation fondamentale de la Dynamique - L'accélération:
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Si le système choisi était le système "Terre + projectile", le poids ne serait pas une force extérieure.
La masse se simplifie car c'est la même masse qui fait le poids du projectile et son inertie au mouvement.
On obtient l'équation différentielle vectorielle suivante:
L'accélération est indépendante du temps. Elle est égale à - g ( avec l'orientation de Oz vers le haut).
Elle dépend donc, comme g, de l'altitude et de la latitude terrestres.
Elle dépend aussi de la masse de l'astre attracteur ( Lune, Soleil, Planète...) et, au voisinage de cet astre, de l'altitude et de la latitude.
En intégrant , il ne faut pas oublier les constantes qui pourront être déterminées grâce aux conditions initiales imposées par la situation::
F - Première intégration - La vitesse:
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Il y a deux invariants dans ce mouvement:
- la vitesse vy suivant l'axe Oy: initialement nulle, elle reste nulle, cela signifie que le projectile reste dans le plan xOz. On peut maintenant passer sous silence ce qui se passe hors du plan xOz.
- la vitesse vx (composante horizontale) suivant
l'axe Ox est constamment égale à v0 cos .
En effet, la force ( le poids ) a une composante nulle suivant Ox et suivant Oy: il ne peut donc y avoir de variation de vitesse suivant ces 2 axes.
Par contre la vitesse vz (composante verticale) dépend du temps t. ( le poids a sa composante verticale non nulle ).
vz est positive |
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Le projectile s'élève puisque Oz est dirigé vers le haut. |
vz s'annule à l'instant |
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Le projectile culmine. |
vz est négative |
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L'altitude du projectile diminue avec le temps. |
Comportement de la vitesse et de ses composantes vx et vz.
L'angle que fait la direction de la vitesse avec l'axe horizontal Ox vaut
à l'instant 0 mais d'une façon générakle, à l'instant générique
t:
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Bientôt, on comprendra mieux la signification particulière de cet instant. C'est l'instant où le projectile, parti d'une altitude z0 ( éventuellement 0 ), repasse par la même altitude z0 ( éventuellement 0 ).
La norme de la vitesse dépend, elle-aussi, du temps:
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date du lancement. |
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instant où le projectile a la même altitude qu'au lancement. |
G - Deuxième intégration - La loi horaire du mouvement - L'équation paramétrique de la trajectoire:
Reprenons la solution
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à l'instant t = 0: |
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d'où la loi horaire du mouvement:
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Mouvement rectiligne et uniforme de la projection orthogonale du projectile sur l'axe Ox. |
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La trajectoire est plane, contenue dans le plan xOz. |
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Comportement parabolique de la côte (ou altitude ) z. |
Cette loi horaire est encore appelée équation paramétrique de la trajectoire ( le paramètre étant le temps ) car en se donnant t, on peut calculer x et z correspondants et trouver l'ensemble des points par où passe le projectile.
H - Equation cartésienne z ( x ) de la trajectoire:
Reprenons l'équation paramétrique:
Eliminons le temps t dans la ligne 3 en l'exprimant grâce à la ligne 1:
qui, injectée dans 3, donne l'équation cartésienne de la trajectoire:
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C'est une parabole à concavité tournée vers le bas ( coeff. de x2 < 0 et axe Oz vers le haut ).
Le quotient est en mètres: le premier terme du second membre est bien homogène à une longueur.
Expérience à la maison:
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Webcam - 25 images par seconde - Pose 1/250 s - Règle de 30 cm.
I - Calcul de la flèche h:
1°) Utilisation de tS :
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Elle est maximale pour = 90°.
2°) Utilisation de la dérivée dz / dx:
on exprime d'abord l'abscisse xS du sommet de la parabole.
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Il vient:
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Maximum pour
Ensuite on injecte |
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On a:
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J - Calcul de la portée:
Soit C le point où le projectile percute le sol. La portée est OC. C est l'intersection de la trajectoire du projectile et de la droite z = 0 soit
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Maximum pour .
K - Variante 1:
Le projectile part de l'altitude z0 différente de zéro. Il faut reprendre à partir de la condition initiale qui porte sur z.
Tout ce qui précède ( accélérations, vitesses, x ( t ) et y( t) ) reste inchangé. Seule change z ( t ).
A l'instant t = 0, z n'est plus égal à 0 mais à z0; la constante Cste3 est alors égale à z0 d'où la nouvelle loi horaire:
L'instant de passage en S est le même. La flèche est augmentée de z0.
Plus difficile est le calcul de la portée. Il faut résoudre l'équation du second degré:
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avec |
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soit ici,
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L - Variante 2 - Terrain en pente:
Le terrain ( montant ou descendant ) peut être représenté
par la droite z = z'0 ± a . x ou encore z
= z'0 ± x . tan
Pas de grosse difficulté supplémentaire, il suffit de résoudre
pour obtenir l'abscisse du point d'impact.
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